Passage naturel de l'eau

 
 
 
 

 

 
 
 

 

 
Que l'homme se fasse spéléologue pour parvenir à la rivière souterraine et en être son gardien, qu'il affine son ouïe pour l'entendre, qu'il accompagne son geste pour la suivre, car dans l'ombre coule la sagesse qui apaise l'éclat du verbe et du superficiel.

 
L'apport essentiel des spéléologues, observateurs directs d'une partie des circulations souterraines est constitué par le levé de plans topographiques réalisés lors des explorations. Une grande méfiance règne encore au sein du milieu spéléologique quant à la divulgation de ces documents. Toutefois, certaines collaborations se développent montrant ainsi l'importance de nos travaux et notre présence indispensable dans l'étude et la gestion du milieu souterrain. Le spéléologue recherche également les liaisons hydrologiques afin d'orienter ses investigations.

 
En France 60 à 65 % des quantités d'eau distribuée aux consommateurs viennent directement des ponctions sur les nappes aquifères souterraines. Les deux tiers de l'eau potable distribuée au robinet proviennent de captages souterrains. Si l'eau des rivières se renouvelle constamment, la nappe phréatique ne le fait que sur de nombreuses années.
Le cycle de l'eau est mis en danger par  ces pollutions diverses qui modifient le caractère naturel de l'eau. 
Les plus grands dangers des affluents industriels  proviennent de de la présence d'hydrocarbures et de détergents, des déversements de matières organiques des abattoirs, fromageries etc...

L'exploitation industrielle des terres et des élevages est un facteur important de la pollution des nappes aquifères par l'azote ammoniaquée des déjections animales, formation de nitrate par les engrais chimiques, les pesticides et fongicides.